![]() photo prise devant le chateau de Chimay voir d'autres photos |
Mars 2007 Il était impératif et urgent de draguer le port, outil de travail des marins-pêcheurs Il était nécessaire d'enlever le banc de sable qui se reconstitue périodiquement et obstrue l'entrée du chenal Il était impératif d'entretenir le tirant d'eau du port de plaisance
Il était nécessaire d'enlever les vases et les nappes
d'algues en décomposition dont la puanteur embaumait Carteret et
nuisait aur riverains (résidents, promeneurs, commerce local).
Tout le monde était d'accord sur ces points. Les financements ont été trouvés, les autorisations ont été données Mais... Où sont passés les vases et les gravats? Ils ont été déposés sur la plage de Barneville L'arrêté préfectoral autorisait uniquement la circulation de véhicules de chantier sur la plage (en bennes étanches) pour évacuer les vases et non pour les y enfouir et dénaturer nos plages voisines. Cet arrêté affiché, exigeait la remise en état de la plage, a t'il été dévoyé? y en a t'il eu un autre (non affiché)? _Cliquer ici pour lire le premier arrêté du Préfêt _Cliquer ici pour lire le deuxième arrêté du Préfêt |
![]() ![]() photos ci-dessus prises au même endroit en avril 2007 et pour mémoire ci-dessous une photo de mon fils il y a quelques années sur cette même plage. ![]() |
Voilà le résultat dès la première grande marée Tout le monde le redoutait sauf les décideurs.
La première grande marée a remué et brassé les vases et gravats. Un inconscient (suggérez-moi un autre mot) a confondu la mer avec sa machine à laver Le beau sable fin naturel, terrain de jeu sans danger, lieu de baignade de nos enfants et de nos familles depuis des decennies (zône balisée "pavillon bleu..."), est devenu un sable noiratre, mouvant, jonché de pierres, de débris de verre et de métal aux arrêtes tranchantes. Les algues enfouies et les sédiments de faible densité ont été en partie repris par la mer et entraînés par le courant. Il n'est pas exclu qu'ils aient contribué à anticiper la reconstitution du mole à l'entrée du port ou à accentuer le tas de débris flottants se déposant dans le creux de la falaise sous la vieille église. Lorsqu'il y a du courant, prendre en aval pour le jeter en amont c'est avoir l'assurance de le retrouver en aval. C'est aussi reconduire tacitement de nouveaux travaux et se moquer des contribuables. Grosse déception et courroux des vacanciers de pâques 2007 en découvrant que la plage familiale et de sable fin était devenue un champ de pierres. Grosses pertes pour le commerce local et les bailleurs saisonniers (des étrangers qui avaient loué par des "organismes référencés" ont juré qu'ils ne reviendraient plus et qu'ils le feraient savoir, s'estimant dupés par les sites vantant la qualité de la plage. Quelle déception pour mes enfants et petits enfants et pour mon entourage (j'amène régulièrement des amis et des élus à Barneville) de découvrir ce spectacle d'autant que là où la mer ne monte que rarement se nourrissaient des rats et des corbeaux. Une pétition a circulé (je n'en suis pas l'initiateur) et a recueilli plus de 600 signatures (dont la mienne). Pétition spontanée qui n'a pas malheusement pas été prise au sérieux. Que c'est triste de lire les réponses en copier/coller des responsables qui s'entêtent (ou n'ont rien compris). Que c'est triste et pas à leur honneur de lire une rédaction rassurante et hors sujet. Les pétitionnaires et leurs familles l'ont perçu comme un profond mépris. Pratique de "l'entêtement durable" si j'en crois ce que je viens de lire, concernant les "dépôts de boues" dans un compte rendu trouvé sur internet (extrait d'une réunion du 17/04/2004 en mairie de Barneville). On s'est trompé en 2004 mais on recommence et on en remet une couche en 2007.
Les touristes de passage, eux, ne reviendront pas.
Il est désolant de constater que les habitués et les nouveaux vacanciers ont déserté la plage empierrée et dangereuse de Barneville pour aller ailleurs. Les plages voisines de Baubigny, Hattainville, préservées par des élus et non chahutées par des engins de chantier (ou de pseudo-techniciens simulant la mer dans leur baignoire) sont restées telles que la nature les a modélées... Sable fin, pas de cailloux et ne se desensablent pas... Que c'est triste d'avoir investi pour résider près de la plage, de payer ses impôts à Barneville (et de financer un poste de surveillance), et de devoir prendre sa voiture pour aller ailleurs sur une plage non souillée (mais non surveillée). Mais... "tout ce qui est excessif est insignifiant". Cela est honteux dans la bouche de celui qui ose écrire ou prononcer ces mots.. Ah si les résidants secondaires allaient s'inscrire sur les listes électorales, serait-ce aussi insignifiant? J'ai envoyé à titre personnel : - un pli recommandé au Préfet de la Manche, avec photos (aucune réponse) - un pli recommandé au Président du Conseil Général de la Manche, avec photos. Ce courrier privé adressé à un élu, étant resté sans réponse, après 3 mois d'attente et de patience, je le mets donc en ligne sous forme de lettre-ouverte _Cliquez sur ce lien pour lire le courrier |
![]() une plage recouverte de gravats, désertée en juillet-août par les familles |
Juillet-Août 2007 La
mer, à chaque marée, brasse les vases, le sable est un
peu moins gris, mais la mer mettra des siècles à
transformer en sable ces pierres venues d'ailleurs et ne pourra rien
faire des gravats et des blocs de béton.
Cette photo est prise dans la zône de plage balisée et surveillée affichant le Pavillon Bleu. La plage est devenue dangereuse et exige de marcher en chaussures, en ce même lieu, là où pendant des décennies ont faisait des chateaux de sable et où on pratiquait des jeux de ballon. Là où on s'échouait avec son dériveur sans risque d'exploser la coque sur un écueil Même mon petit-fils (4 ans) a compris : - que la mer ravine encore plus autour des pierres éparses - que le vent tourbillone autour des pierres et enlève le sable... A Barneville... on déverse des tonnes de pierres qui accentuent le désensablement (et on a le culot de s'appuyer sur une étude universitaire qui ne l'a jamais préconisé) Face à cette réalité, en réunion publique, on essaye d'infantiliser les personnes présentes par des digressions sur d'autres sujets certes importants en parlant 20 minutes des lisiers et des nitrates des agriculteurs bretons. On nous laisse croire maintenant qu'on a fertilisé la plage avec des vases pour retenir le sable par des herbus. Fertiliser la zône de baignade? on se fiche de nous ou incompétence? Si c'était la solution, pourquoi ne pas avoir déposé les vases pour ensabler la plage de Carteret? Cela aurait coûté encore moins cher et aurait été plus rapide car plus proche du lieu de curage. Il aura suffi d'une poignée d'années pour que des baratineurs, dont l'écologie n'est que verbale (l'un regardant le plafond, mains derrière la tête lorsqu'on lui parle de problèmes sérieux...), dénaturent notre patrimoine et mettent en péril le commerce local de Barneville-plage. Qui doit-on saisir pour réparation des préjudices subis? Un collectif se met en place. |